un peu d'histoire

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Le tournoi de Londres de 1851

Message  patriski le Mer 28 Sep - 23:38

Le successeur de La Bourdonnais au café de la Régence est Pierre Saint Amand (1800-1872). Ils avaient tous les deux un style semblable. La grande différence entre ces deux joueurs réside dans le fait que Saint Amand ne voulait pas faire des échecs le moteur de sa vie. Il épousa une mégère qui n'apréciait pas le temps qu'il passait à La Régence. On raconte qu'il y avait toujours quelqu'un qui faisait le guet pour lui. Quand son acolyte lui faisait signe, il se levait brusquement, abandonnait sa partie et se sauvait en renversant les tables et en oubliant de payer sa note.
Il séjourna à Londres où il battit un des plus grand joueur d'échecs anglais en 1843 : Howard Staunton (1810 - 1874). Celui là même qui a donné son nom au style de pièce que nous utilisons majoritairement aujourd'hui.
Staunton prit une revanche éclatante la même année à Paris, il gagna le match avec 11 victoires, 6 défaites et 4 nulles. Après cette victoire Staunton s'auto-proclama champion du monde. Il faut dire qu'en plus d'être prétentieux, il avait un caractère exécrable. Il était agressif avec les joueurs de son club et les rabrouait dès qu'il en avait l'occasion. Si Staunton était agressif dans la vie de tous les jours, il faisait preuve d'un calme et d'un sang froid à toute épreuve sur l'échiquier. Fisher dira de lui qu'il est le plus profond analyste des ouvertures de tous les temps.
Au début du XIX° siècle les premiers cercles d'échecs virent le jour à Berlin. Les meilleurs joueurs berlinois se faisaient appelés la Pléiade Berlinoise. Les plus connus sont Paul Rudolf von Bilguer (qui publia la première encyclopédie des ouvertures, appellée "le Bilguer"), Heydebrand von der Lasa, Bernard Horwitz. Mais le plus célèbre est sans aucun doute un prof de math : Adolf Anderssen (1818 -1879). Anderssen apprit les règles du jeu à 9 ans et se prit de passion pour le jeu, il dévorait tous les livres qu'il trouvait sur le sujet.....mais il ne joua son premier tournoi qu'à l'age de 30 ans...
On peut dire d'Anderssen qu'il est l'antithèse de Staunton. D'un caractère calme, il est respectueux de tous, il est bon perdant. Son jeu par contre est terriblement violent et fantaisiste. Pour peu qu'on lui en laisse l'occasion, on assiste à un festival de sacrifices en tout genre... Malheureusement, Anderssen ne fit pas du jeu d'échecs son activité principale, ce qui explique en grande partie ses résultats en dents de scie.

Staunton eut l'idée de rassembler à Londres en 1851, à l'occasion de l'exposition internationale, les plus forts joueurs d'échecs du moment. Quelques pointures manqueront à l'appel, citons Petrov, Jaenisch, Saint Amand et von der Lasa.
En plus des plus forts joueurs londoniens, le tournoi rassembla Staunton, Anderssen, Szen, Löwenthal, Kieseritzky et Horwitz. A l'époque, point d'appariement au système suisse mais bien l'équivalent d'un tournoi de tennis aujourd'hui. c'est à l'occasion de se tournoi que l'on se rendit compte que le temps de réflexion de chaque joeur posait problème... il n'était pas rare de voir un joueur en mauvaise posture prendre 2 heures pour jouer son coup!!!
Il faudra encore 30 ans pour solutionner ce problème. C'est le baron von der Lasa qui proposera d'alouer un temps égal à chaque joueur, à celui-ci de l'utiliser comme bon lui semble...La première pendule à double cadrant sera réalisée par Thomas Wilson et fût introduite au tournoi de Londres de 1883.
Mais revenons en 1851. Vu le système de tirage au sort, le match attendu de tous eut lieu en demi-finale...Staunton - Anderssen. Le résultat fut une éclatante victoire de Anderssen 4-1. Il remportera la finale 4-2 contre Wyvill.
Après le tournoi, Anderssen joua une partie contre le français Kieseritzky. Cette partie est sans doute la plus célèbre de toute, elle fut baptisée "l'immortelle". Même si certains coups ne sont pas tout à fait corrects, cette partie est spectaculaire, Anderssen sacrifie sa dame, ses deux tours et un fou (son adversaire à encore toutes ses pièces) pour mater!!!
je vous invite à prendre un échiquier...(Anderssen à les blancs)
1e4 e5 2.f4 exf4 3.Fc4 Dh4+ 4.Rf1 b5 5.Fxb5 Cf6 6.Cf3 Dh6 7.d3 Ch5 8.Ch4! Dg5 9.Cf5 c6 10.Tg1!!? cxb5 11.g4 Cf6 12.h4 Dg6 13.h5 Dg5 14.Df3 Cg8 15.Fxf4 Df6 16.Cc3 Fc5 17.Cd5 Dxb2 18.Fd6! Dxa1+ 19.Re2 Fxg1 20.e5! Ca6 21.Cxg7+ Rd8 22.Df6+!! Cxf6 23.Fe7 Mat


Dernière édition par patriski le Jeu 29 Sep - 20:55, édité 1 fois
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Le café de la Régence

Message  patriski le Jeu 22 Sep - 22:58

Si tous les joueurs d'échecs belges connaissent le "Greenwich" (qui vient d'ailleurs de ré-ouvrir mais sans les échiquiers malheureusement) le lieu de rendez-vous des adeptes du plus noble des jeux au XVIII° siècle est le célèbre café de la Régence.
En effet, à partir de 1740 et jusque 1910 ce lieu mythique sera fréquenté par bien des personnages célèbres. Citons parmis les plus connus, les frêres Jean Jacques et Jean Baptiste Rousseau, Voltaire, d'Alembert, Franklin, Lafayette, Grimm, Napoléon Bonaparte,... plusieurs joueurs d'échecs célèbres ont également fréquentés l'endroit, nous en reparlerons plus tard.
Un personnage tristement célèbre fréquente le café de la Régence fin du XVIII°. Il s'agit de Robespierre. Très souvent il venait s'installer à sa table favorite et y attendait des volontaires pour l'affronter sur 64 cases. Robespierre battait pratiquement tous ses opposants, sans doute la crainte de lui déplaire y était elle pour beaucoup... Cependant, un soir un jeune homme élégant, aux allures d'aristocrate (ce qui était plutôt dangereux pour l'époque) vient crânement s'assoir face à lui et réclama un jeu. La première partie fût rondement menée et le jeune homme gagna brillament. Contre toute attente il gagna la deuxième et la troisième partie... Furieux Robespierre insista pour une quatrième partie, que le jeune homme accepta à la seule condition qu'il y aie un enjeu... Comme de bien entendu, le jeune homme remporta encore la partie. quand Robespierre demanda ce qu'il avait perdu, il se vit réclamer par son adversaire la vie du comte de Romilly qui devait être guillotiné le lendemain sur la place de la Révolution..... Heureusement Robespierre était bon perdant... le jeune homme en question était en fait ....la fiancée du Comte...
Plusieurs joueurs firent les beaux jours de la Régence, fin des années 1700 Deschapelle (1780 - 1847) était la terreur du lieu...mais il n'avait pas vraiment d'adversaire à sa taille... il estimait que l'étude des ouvertures était une perte de temps, il ne laissera pas grand chose à la postérité... Il disparaitra de la circulation à l'arrivée de Louis Charles Mahé de La Bourdonnais (1797 - 1840).
La Bourdonnais était réputé pour jouer "juste et rapide". Il est complètement dévoré par le jeu!!! il joue une partie dès qu'il peut, il mange avec un échiquier à côté de l'assiette. Il devient joueur professionnel, toutes ses parties ou presque sont à enjeu...et il gagne très souvent. Outre son talent inné pour les combinaisons, La Bourdonnais restera célèbre pour deux choses. Il est le fondateur de la première revue d'échecs : "Le Palamède"; et surtout il est le vainqueur du plus long match de toute l'histoire des échècs.
Si le café de la Régence est le lieu de référence des échecs sur le continent, le Westminster Chess Club de Londres a également un champion d'exception dans ses rangs...l'irlandais Alexandre Mac Donnell. Poussé par ses partisans Mc Donnell lanca en juin 1834 un défi à La Bourdonnais. Défi qui fût immédiatement accepté. Le match aura lieu à Londres. Assez vite La Bourdonnais prendra le large....une des causes étant qu'il entamait pratiquement toutes ses parties par 1.d4... ce qui eu le don de déstabiliser Mc Donnell. Habitué à jouer des parties ultra agressives, il se heurtait à un mur infranchissable. Le match durera ....85 parties. 45 pour La Bourdonnais, 27 pour Mc Donnell et 13 nulles. Une prolongation du match était envisagée quand Mc Donnell mourut subitement le 14 septembre 1835. La Bourdonnais rentra à Paris et 5 ans plus tard il mourut d'une hydropisie générale le 13 décembre 1840.
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Re: un peu d'histoire

Message  patriski le Jeu 15 Sep - 17:47

effectivement, mon récit est en grande partie inspiré du livre "le guide des échecs"...j'en fait un résumé, complété ou recoupé par d'autres sources (internet, europe échecs,...). Mais le Livre d'Alain Biénabe et Nicolas Giffard me sert de référence pour la chronologie
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Re: un peu d'histoire

Message  Julien le Mer 14 Sep - 22:49

Idée très chouette que cette rubrique, on pourrait même envisager un autre type de diffusion (site du cercle, renaissance (plan de relance comme on dit maintenant) de la revue du cercle... à discuter un vendredi soir)

Pour ce qui est des indications bibliographiques :

Chez Patrick, on peut trouver "Le guide des échecs" de Nicolas Giffard et Alain Biénabe chez Robert Laffont dont une partie est consacrée à l'histoire des échecs.

François possède un ouvrage, "La lutte des idées aux échecs" d'Anthony Saidy et édité chez Hatier, qui, comme son titre l'indique, traite plus particulièrement de l'évolution des idées et concepts échiquéens.

Il existe évidemment pas mal d'autres livres sur le sujet. Pour ma part, j'ai apprécié "Le grand livre de l'histoire des échecs" d'Adolivio Capece édité chez De Vecchi, notamment pour l'intérêt des illustrations.

PS : l'encodage pour le catalogue collectif avance (Moi : fait, biblio du cercle : faite, Patrick : fait, François : 1/3), n'hésitez pas à m'envoyer une liste de vos titres (Michel(s), Jean-François).
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enfin un peu de stratégie grâce à Philidor

Message  patriski le Mar 13 Sep - 22:21

Après Ruy Lopez, quelques joueurs firent parler d'eux pour leur style agressif. dans la grande lignée des romantiques, leur devise était "tout pour le mat" ce qui leur valait des victoires aussi rapides que spectaculaires. Citons Greco (1600-1634) à titre d'exemple.
D'autres se sont fait connaître pour leurs compositions d'études comme Ponziani (1719-1796) issu de l'école de Modène. Cependant, en ce début du XVIII° siècle, les plus forts joueurs commencent à se rendre compte qu'une attaque trop rapide pouvait être contrée par un défenseur...
Ceci nous amène à ce qu'on appelle la révolution Philidorienne...
François André Danican dit Philidor (1726 - 1795) musicien de son état, créateur de l'opéra comique en France était déjà un excellent joueur d'échecs à l'âge de 10 ans. Dès 14 ans il se mit à fréquenter régulièrement le célèbre café de la Régence (on en reparlera plus tard...). Là il fera la connaissance d'un adversaire de taille, De Kermur sire de Legal (1710-1792) célèbre pour le mat qui porte son nom...Il joua cette partie en 1750 contre Saint Brie 1.e4 e5 2.Fc4 d6 3.Cf3 Fg4 4.Cc3 g6 5.Cxe5!! Fxd1 6.Fxf7+ Re7 7.Cd5 mat.
Philidor n'aura besoin que de deux ans pour arriver au niveau de Legal et le battre régulièrement. Contrairement à son illustre adversaire romantique dans l'âme, Philidor est réputé pour son style lucide et une grande rigueur dans son raisonnement. Ses parties sont peu spectaculaires, il gagne un ou deux pions, échange les pièces et s'impose en final...
En 1747 un "championnat du monde" est organisé entre Philidor (champion de la Régence à Paris) et Philippe Stamma champion du café Slaughter à Londres (haaa la rivalité France Angleterre existe à bien des niveaux). Certain de son fait, Philidor proposa de laisser Stamma commencer toutes les parties et de lui donner le point de la victoire en cas de partie nulle....Le plus surprenant, c'est que Stamma accepta l'offre de Philidor...Ce qui "de facto" lui donna un moral de vaincu...il perdit donc le match 8-2 (une seule victoire et une nulle pour 8 victoires à son opposant).
Deux ans après ce match, Philidor sort son livre "Analyse des échecs" dans lequel il énonce son célèbre principe :"Les pions sont l'âme des échecs". il est conscient de la force de deux pions liés de front, il n'hésite pas à sacrifier la qualité pour couper l'armée ennemie en deux. c'est lui qui amène au jeu toute sa dimension stratégique
Philidor quitte la France peu avant la révolution de 1789 et s'installe à Londres. Il ne reviendra plus jamais en France et mourut d'une crise de goutte le 31/08 1795....
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Re: un peu d'histoire

Message  François le Jeu 8 Sep - 18:25

Et bien là, chapeau bas mon Président!
Julien peut peut-être nous renseigner qques ouvrages de référence sur l'histoire du roi des jeux...
Xavier Tartacower est un fin conteur,lui aussi, je recommande son livre Tartacower vous parle, truffés de parties et d'anecdotes.

François

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les origines du jeu

Message  patriski le Mer 7 Sep - 23:44

Et voici le début de l'histoire... tous les joueurs d'échecs savent que....personne ne connaît l'origine de leur jeu favori Crying or Very sad
Il aurait été inventé pour occuper les soldats grecs durant le siège de Troie, d'autres prétendent qu'il fût inventé pour divertir un roi qui ne pût payer l'inventeur car celui-ci réclama des grains de blé comme salaire, 1 sur la première case, deux sur la deuxième, 4 sur la troisième, 8 sur la quatrième,etc....
La version la plus vraisemblable situe le berceau du jeu en Inde au V° siècle, mais les règles n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui. Le Chaturanga (comme il se nommait à l'époque) aurait voyagé jusqu'en Perse (L'Iran actuel) où il se nomme Chatrang. Suite aux invasions arabes du VII° siècle, le jeu devient chatrandj. Les Arabes sont passionnés par ce jeu, le premier livre technique sur le sujet est écrit par Al Adli à la moitié du IX° siècle. Le premier grand champion connu, Al Suli a dominé une bonne partie du X° siècle.
Après la conquête de la péninsule ibérique, le jeu se répendit dans toute l'Europe, le premier progrès marquant du jeu date de cette époque, les 64 cases sont coloriées en noir et blanc cheers
Malheureusement l'obscurantisme religieux de l'époque va plonger le jeu en léthargie, il faudra attendre le XIII° siècle pour trouver les premières publications européennes sur le sujet. Le besoin de rationaliser le jeu va provoquer au XV° siècle une uniformisation des pièces.
L'éléphant devenu Alphil est maintenant un fou et se déplace sur toute la longueur des diagonales, Le ministre devenu vizir voit ses pouvoirs augmenter et il devient la dame...le fantassin devient pion, il peut avancer de deux cases à son premier coup et se transforme en n'importe quelle pièce déjà prise s'il atteint la dernière rangée. Avoir plusieurs dames ne sera possible qu'au XIX° siècle.
Quelques manuscrits de l'époque ne sont pas passés inaperçus, Lucena écrit en 1485 un ouvrage énonçant quelques principes toujours valables. "La position de Lucena" est d'ailleurs la position de base de biens des études sur les finales tour contre pion et tour. Damiano écrit en 1512 un traité dans lequel on retrouve deux principes toujours d'actualité; "si on trouve un bon coup, il faut avant de le jouer s'assurer qu'il n'en existe pas de meilleur" et "quand on possède un avantage matériel, les échanges sont souvent profitables".
Enfin, et ce sera le dernier pour aujourd'hui, un prêtre espagnol, Ruy Lopez écrit en 1561 le premier livre traitant de tous les compartiments du jeu, l'ouverture, le milieux de partie et la finale. Mais il est d'abord connu pour son ouverture: 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 la fameuse partie espagnole....
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un peu d'histoire

Message  patriski le Mer 7 Sep - 19:31

Bonjour tout le monde sunny

Pour lancer cette nouvelle saison, je vous propose ce nouveau forum cheers

J'ai toujours trouvé fascinant la petite et la grande histoire des joueurs d'échecs, qu'ils soient connus ou anonymes.... Very Happy

Je vous propose donc d'alimenter ce sujet avec des anecdotes, l'histoire d'un joueur ou d'une ouverture, des parties célèbres (le mat de Legal par exemple) ou de tout autre chose en rapport avec ce noble jeu....

Le titre générique "les histoires de l'Oncle Paul" fait référence à une BD bien Belge qui a vu le jour début des années 50 et qui a été publiée jusqu'au début des années 80 (Les auteurs sont Jean Michel Charlier et Eddy Paape). Quand j'étais abonné au journal Spirou, la première chose que je lisais c'était la dernière page ....occupée par l'Oncle Paul...Il y racontait en une seule planche la révolution française, les débuts de l'aviation ou la découverte de la roue,.....

Pour ma part j'essayerai de tenir une chronique hebdomadaire sur l'histoire des grands Champions....j'espère qu'elle vous plaira Very Happy Si vous repérez des erreurs ou que vous voulez compléter mon propos, n'hésitez pas....après tout c'est un forum Embarassed
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Re: un peu d'histoire

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